#CalamityRDC : Triste pays sans boussole - Les acteurs politiques illégitimes et les prisonniers se font la malle

21 Mai 2017 , Rédigé par Zamba Synkin Publié dans #Echos de la vie quotidienne Congo & Diaspora, #Focus sur le mal Congolais

Véhicules incendiés dans les alentours de la prison de Makala

En RDC, il se passe tant de choses édifiantes, qui donne des sueurs froides, au fil des jours, qu'il y a tout lieu de dire que le pays est devenu un bateau ivre. Pour vous en convaincre et illustrer notre propos, nous avons sélectionné ces informations que nous vous invitons à (re)découvrir et partager autour de vous :

  • Tout le monde est en roue libre au pays de la misère

Les mauvaises nouvelles se suivent et se ressemblent depuis de longues années en RDC dont il convient de rappeler et de souligner qu'il est "dirigé" par des acteurs politiques (Président, Premier ministre, Députés, Sénateurs, Gouverneurs, etc.) en roue libre sur le plan institutionnel. Auxquels il faut bien évidement ajouter au moins 4000 prisonniers qui se sont fait la malle le jour de la Fête de la libération !

  • Que sait-on de cette tristement célèbre prison ?

Commune de Selembao (Wikipédia)

Pour aller à l’essentiel, il convient de souligner que la prison de Makala a été construite par les Belges en 1952 pour 1200 personnes. La Capitale d’alors ne comptait que 500 000 habitants, contre 10 millions d’habitants (à prendre avec des pincettes dans la mesure on ne dispose pas des données fiables) aujourd'hui. C’est le plus grand centre de rééducation (sans éducateur spécialisé) de la Kinshasa, situé dans la commune de Selembao, voisine de Makala. Ces deux communes ont ceci de commun qu’elles sont les plus pauvres et les insalubres de la Capitale.

À ce jour ou plutôt avant la première évasion massive, 6849 âmes y croupissaient. Avec ou sans procès. Et on y côtoie de tout : la canaille, des personnalités tombées de leur piédestal et les zèbres. D’ailleurs, les Kinois dotés d’un sens de l’humour aiguisé aiment à dire que tout peut vous y conduire: le billet vert, un dé à coudre, un mot de travers, une allusion mal comprise, un doute porté à la place publique, une curiosité, un sourire en coin, etc. Comprenne qui pourra !

  • La réponse rocambolesque des autorités Congolaises

Comme toujours, la réaction des autorités Kinoises était à la hauteur de leur mauvaise réputation et de leur incompétence. Morceaux choisis: Alexis Thambwe Mwamba, ci-devant, Ministre de la Justice, a d'abord précisé que "la prison centrale de Makala n’est pas un hôtel cinq étoiles où l’on peut mieux vivre.» Puis, a proposé, sans rire sinon intérieurement, d'y faire installer les caméras de surveillance.

Rappelons que l'électricité est une denrée rare en RDC. Qui plus est, la commune de Selembao où se trouve ce mouroir est l'une des pauvres du pays. Il n'y a rien. C'est la misère de bout en bout. Le ministre a reconnu officiellement 50 évadés, il a laissé dire que la police Congolaise en a déjà rattrapé 174, par on ne sait quelle magie arithmétique ! Bien évidemment, le ministre ne pense pas un seul instant à rendre son tablier. D'ailleurs, pourquoi le ferait-il ? Et, qu'en pense Joseph Kabila de cette évasion ? 

Ainsi va la RDC où autorités osent tout et c'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnait, pour reprendre la formule du regretté Michel Audiard.

Pour vous permettre de vous forger votre propre opinion sur ce scandale, nous vous invitons à lire ces articles:

Pour un tour d'horizon complet d'actualité, nous vous laissons entre les mains de Top Congo. 

Partager cet article

Commenter cet article