RDC : Le vrai changement #2/3

25 Avril 2017 , Rédigé par Abraham Itimbiri-Aketi Publié dans #Focus sur le mal Congolais, #Echos de la vie quotidienne Congo & Diaspora

RDC : Le vrai changement #2/3La RD Congo est aujourd’hui le seul pays au monde où l’on a atteint le paroxysme de la bêtise humaine :

  • Les deux piliers institutionnels, le gouvernement et le parlement n’ont plus aucune légitimité. Et cela plus de 5 ans que le Sénat siège sans mandat avec des sénateurs qui continuent de percevoir leurs indemnités alors que le peuple crève de faim
  • La Cour suprême qui devait être le gardien du droit, n’a cessé de le tordre, pour les intérêts d’une caste au pouvoir, allant jusqu’à rendre un arrêt abracadabrantesque qui maintient au pouvoir un personnage honni par le peuple, arrive au terme de ses mandants
  • La faillite d’une opposition opportuniste, qui vient de nous confirmer avec le choix du premier ministre et par ses querelles stériles, son manque de maturité et son absence totale de vision pour notre pays. Ce n’est d’autre qu’un agglomérat de vampires et de rapaces ont décidé de se partager les restes. Ces honorables hors mandat, continuent calmement avec la complicité de l’exécutif, de percevoir leurs indemnités de parlementaires pendant que le peuple souffre. Il est vrai que parmi eux il y a transfuges zélés de la Kabilie
  • La nationalité de certains responsables, au gouvernement comme au parlement, qui pourtant prennent des décisions qui engagent une nation, est sujet à caution car contraire à la Constitution
  • Certains immigrés installés au Congo qui pillent le pays avec la bénédiction et sous la protection des barons du régime battent les travailleurs congolais. Bientôt, ils vont certainement leur couper les avant-bras comme à l’époque la plus sombre du « léopoldisme, »
  • Les forces de l’ONU, incapables de juguler la guerre, sont devenues les forces de l’ordre de la RDC, montrant ainsi, la mise sous tutelle du Congo…..

Nous ne pouvons plus avoir peur de l’affrontement, nous devons aller plus que jamais au-devant d’un conflit ouvert car ceux qui nous maintiennent sous le joug de la servitude ne comprennent que le langage de rapport des forces. Les négociations au Congo sont un leurre, ça fait presque soixante ans que cela dure et les décisions sont prises ailleurs et au détriment du peuple congolais : la table-ronde, la confère

La place nous manquerait s’il fallait énumérer toutes les incohérences d’un pays aux abois, d’un non-Etat. L’indépendance obtenue, le calvaire des congolais n’a pas cessé, il s’est empiré et devient aujourd’hui insupportable. "Après l’indépendance = avant l’indépendance", disait un général belge en 1960.

Alors que faire ?

Nous ne pouvons plus avoir peur de l’affrontement, nous devons aller plus que jamais au-devant d’un conflit ouvert car ceux qui nous maintiennent sous le joug de la servitude ne comprennent que le langage de rapport des forces. Les négociations au Congo sont un leurre, ça fait presque soixante ans que cela dure et les décisions sont prises ailleurs et au détriment du peuple congolais : la table-ronde, la conférence nationale, Sun-City, Lusaka, Addis-Abeba et maintenant le dialogue dit inclusif 1 et 2 … Soixante ans d’immobilisme. C’en est trop.

Je suis surpris de voir que les Congolais sont surpris de ce qui arrive chez nous. C’est le comble. On ne peut pas donner ce que l’on n’a pas, Kabila ne peut pas donner au Congo ce qu’il n’a pas et surtout, ce qui ne lui appartient pas.

Il est temps que les africains comprennent ce qui est une vérité fondamentale : tout dirigeant politique va gouverner de la même manière qu’il est arrivé au pouvoir. Les dictateurs dirigent comme des dictateurs. Les dernières élections dans certains pays autour de nous, montrent à quel point on ne peut rien attendre de ces dictateurs déguisés en démocrates. Ils arrivent au pouvoir et le gardent par la brutalité. Malgré leur discours rassurant et lénifiant, ils ne pourront pas faire autrement, il exerce le pouvoir de la même manière qu’ils l’avaient conquis. Par la force. L’exemple encore récents de la Gambie est là pour illustrer l’extrême irresponsabilité de ces dirigeants qui se prennent pour des immortels.

Kabila, le taiseux fait exactement la même chose. Le peuple veut qu’il agisse, il ne le peut pas, pour la simple et bonne raison que ce n’est pas son rôle. Il a été mis là, après l’assassinat de son beau-père, par le Rwanda et l’Ouganda, sous la bénédiction de certaines puissances occidentales. Pendant toutes ces années, il n’a fait qu’exécuter le plan de ses maîtres. Alors pourquoi attendre de lui ce qu’il ne peut pas faire. Il n’est pas arrivé au pouvoir par la volonté du peuple congolais, c’est bien normal qu’il soit aux antipodes des attentes de ce même peuple.

Ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement …

Presque six décennies d’indépendance qui se résument pour le peuple à soixante longues années d’interminables souffrances et de statut quo. La population est épuisée car son quotidien est rythmé par les affres d’une survie permanente. Dans ces conditions, on n’a pas le temps de réfléchir, ni de s’organiser de façon méthodique.

Les réactions du peuple sont justes instinctives. Pire, même le combat de la diaspora qui pouvait être mieux organisé et mieux coordonné pour mettre en place une résistance intelligente, souffre des mêmes tares: c’est une vraie armée mexicaine avec 100% de généraux et sans troupes intermédiaires.

Tout le monde veut conduire et il n’y a plus personne pour la stratégie. Le temps joue terriblement contre nous. C’est un appel à la Responsabilité et au Dépassement de soi que nous lançons ici. Le sort du Congo est plus important que notre petite personne. Les vrais patriotes comprendront cet appel, car il s’agit ici du 18 juin congolais qui doit être entendu par chaque patriote où qu’il soit.

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