Présidentielle 2017 : "La prochaine révolution française"

4 Mars 2017 , Rédigé par France 24 Publié dans #Autre regard, #C'est à voir et à revoir

The next French revolution

Au menu de cette revue de presse internationale, la campagne de l'élection présidentielle française, vue de l'étranger, mais aussi la dernière polémique aux États-Unis. Elle est cette fois signée Jeff Sessions, qui jette davantage le doute sur les liens entre l'administration Trump et Moscou.

La presse étrangère décrypte cette semaine la campagne présidentielle française. The Economist voit les Français en pleine "Révolution". L’hebdomadaire britannique estime que l’élection va avoir des conséquences au-delà des frontières et décider de l’avenir de l’Europe. "Dans cette extraordinaire élection, tout peut arriver". Ce vote pourrait en finir ou faire renaître l’Union, selon le magazine, qui estime que seule une victoire d’Emmanuel Macron, pro-commerce, pro-immigration et pro-Europe pourrait sauver la France et l’Union. "La France a secoué le monde auparavant et cela peut encore arriver".

Aux États-Unis, le Wall Street Journal titre sur les "décevants réformateurs français". Quel dommage, s’exclame le journal, que le thatchériste François Fillon soit en si mauvaise posture après ses déboires judiciaires. Aucun des autres candidats, y compris Emmanuel Macron, n'offre, selon lui, de trajectoire de croissance favorable à la France.

Pour la Tribune de Genève, François Fillon est un homme dangereux pour la démocratie avec ses attaques contre le système judiciaire. Dans un dessin, on voit le candidat de la droite très agacé face à la presse qui s’insurge "le prochain qui me parle du général je lui pète la gueule".
La presse internationale commente très largement la polémique autour de Jeff Sessions, le ministre de la Justice. Une polémique qui alimente de nouveaux soupçons de connexion de l’administration Trump avec la Russie… Le Washington Post qui a révélé l’existence de conversations entre Sessions et l’ambassadeur russe aux États-Unis publie un dessin pour illustrer le mensonge du ministre. Après avoir finalement reconnu l’avoir rencontré à deux reprises, il s’est récusé de toute enquête sur les ingérences russes. Pour le New York Times, Jeff Sessions n’avait en effet pas d’autre choix à défaut de démissionner. Sa position était devenue intenable, explique le journal, qui réclame la nomination d’un procureur indépendant et non partisan pour enquêter sur ce dossier russe … La presse anglo-saxonne s’intéresse aussi à ce fameux ambassadeur russe Sergueï Kislyak. Le Daily Beast s’interroge : s’agit-il d’un maître espion ? Tandis que The Independent tente de dresser l’organigramme et les ramifications entre les administrations américaine et russe

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