Corée du Sud : la destitution de Park Geun-hye

26 Mars 2017 , Rédigé par France 24 Publié dans #Autre regard, #C'est à voir et à revoir

Corée du Sud : la destitution de Park Geun-hye

Au menu de cette revue de presse internationale, les analyses et les réactions à la destitution officielle de la présidente sud-coréenne Park Geun-hye mais aussi la visite du président turc en Russie, au cours de laquelle la Syrie devrait une nouvelle fois s'imposer au cœur des discussions.

La presse coréenne titre sur la destitution de Park Geun Hye, entérinée par le Conseil constitutionnel. Le Korea Times publie une photo symbolique sur fond noir d’une présidente qui tourne le dos à ses fonctions, tout comme aux lecteurs sud-coréens. Un avenir sombre s’offre à elle. Le journal rappelle qu’en perdant son immunité présidentielle, elle s’expose à d’éventuelles poursuites judiciaires.

Le quotidien revient aussi sur le profil et le bilan d’une femme dont le parcours pourrait faire l’objet d’un film. Elle a "une vie plus étrange qu'une œuvre de fiction", titre le Korea Times. Fille de dictateur, elle fut très marquée, à l'âge de 22 ans, par l’assassinat de sa mère. Un drame qui mettra sur sa route celle qui est aujourd’hui responsable de sa chute, sa confidente Choi Soon. Cheffe d’un culte, cette dernière a prétendu être le messager de sa mère décédée.

Aujourd’hui, elle est jugée pour avoir soutiré des millions de dollars à de grands groupes industriels grâce à son amitié avec l’ex-présidente. La Corée du Sud s’interroge désormais sur son avenir politique. L’élection présidentielle anticipée devrait avoir lieu le 9 mai, et les prétendants au poste auront 60 jours pour faire campagne.

L'affaire est suivie de près par les voisins de la Corée du Sud. Le journal chinois Global Times publie ainsi un dessin d’une présidente au bord du précipice, quelques heures avant sa destitution…
La presse internationale s’intéresse aussi à la Syrie, qui sera au cœur de la visite du président turc Erdogan à Moscou. Officiellement, il s'agit d'une visite à visée essentiellement économique, puisqu'elle s'inscrit dans le cadre de la sixième réunion du conseil de coopération russo-turc. Mais pour le site pro-Kremlin Sputnik, elle aura un caractère politique.

Selon un expert, une question hante le président turc : la position de la Russie vis-à-vis du parti kurde d’Union démocratique, mais aussi le rôle des Kurdes dans la Syrie de demain. Les deux pays ne partagent pas le même point de vue. Pour le quotidien Hurriyet Daily News, l’heure est grave. Le quotidien tuc s’interroge dans son édito : la Turquie est-elle en train de perdre du terrain politique en Syrie ? En cause notamment : le soutien des américains aux forces kurdes du YPG, mais aussi la proposition russe visant à créer une nouvelle Syrie incluant une possible autonomie kurde en son sein… Une Turquie inquiète aussi, rapporte Al-Hayat, d’assister au déploiement sur le terrain syrien de forces américaines

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