#CalamityRDC : Triste pays où l'on patauge dans la misère socio-économique et le chaos politique

26 Mars 2017 , Rédigé par Zamba Synkin Publié dans #Echos de la vie quotidienne Congo & Diaspora, #Focus sur le mal Congolais

Fils électriques

En RDC, il se passe tant de choses édifiantes, qui donne des sueurs froides, au fil des jours, qu'il y a tout lieu de dire que le pays est devenu un bateau ivre. Et des morts en veux-tu en voilà. Pour vous en convaincre et illustrer notre propos, nous avons sélectionné ces informations que nous vous invitons à découvrir et partager autour de vous.

  • 17 autres fosses communes ont été découvertes

Que pouvons-vous dire de plus, après ce nième découverte macabre? Écoutons le sous-secrétaire général aux droits de l'homme de l'ONU, Andrew Gilmour, qui s'est exprimé là-dessus, le 22 mars dernier, lors de la 34ème session du Conseil des Droits de l’homme, à Genève : « Nos équipes doivent encore en vérifier l’existence. Toutefois, ce travail s’avère parfois difficile, quand nos équipes sont menacées par des officiers de sécurité. C’est ce qui s’est passé par exemple la semaine dernière à Nkonko, quand des officiers de l’armée ont tenté d’empêcher notre équipe d’accéder à une fosse commune

  • Au moins 42 policiers ont été tués, vendredi, dans une embuscade tendue par des miliciens Kamwina Nsapu

Au fil des jours, le poison de la barbarie, avec son lot de morts, ne cesse d’entretenir un feuilleton macabre sans que les animateurs politiques, tous hors-mandats, ne propulse la sécurité de des Congolais au rang de priorité des priorités nationales. Pour rappel, le pays a deux ministres qui s'occupent de la sécurité de son territoire. Mais c'est l'ONU qui les tient informer des tueries commises par des groupes armés sur son sol. Comprenne qui pourra. "Les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) sont tombés dans une embuscade tendue près du village Kamuesha sur la route Tshikapa-Kananga par des présumés miliciens de Kamuina Nsapu. Quarante-deux policiers ont été tués et six ont réussi à s’échapper, ont rapporté dimanche 26 mars à la MONUSCO des sources policières de Kananga dans le Kasaï-Central."  

  • Manono : 18 morts attribués à une attaque de milices Luba

D'après les autorités locales, dans la nuit de vendredi, des miliciens Luba ont attaqué, avec des complices venus des villages de Moba, un camp de la communauté Twa, situé à 148 km à l'Est de Manono. Ils ont y massacré 18 personnes. Du reste, rappelons, pour que l'on n'oublie pas ce fait atroce : "Environ 150 personnes ont trouvé la mort et 200 autres ont été blessées à la suite du conflit, déclenché depuis sept mois entre bantous et pygmées au Tanganyika."

  • Nord-Kivu : des accrochages entre miliciens ont repris de plus belle

Comme dans le Far-West, des groupes armés rivaux se battent, marquent une pause, pour se réapprovisionner, puis reprennent des accrochages violents et bien souvent meurtriers, au grand dam de villageois condamnés à l'errance sur leur propre terre (Masisi au Nord-Kivu).   

  • Morceau choisi de tranche de vie paradoxale au pays de la misère

  • Message de Jean-Marc Ayrault aux animateurs politiques de la RDC

Pendant que la classe politique Congolaise, dont Edem Kodjo (qu'on ne l'aime ou pas) avait remarqué qu'elle était "brillante et toxique", se bat pour garder son bout de gras, le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, revient sur l'accord du 31 décembre en ces termes, lors d'un point de presse à Paris, en présence du président de la CENCO, Marcel Utembi, le 24 mars dernier:"Ce message est donc un message de paix, un message de fraternité que nous adressons à tous les Congolais et pour dire aux autorités encore en place : "Si vous aimez votre peuple, si vous respectez votre peuple, alors respectez et mettez en œuvre cet accord, c’est la priorité."

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